12 nov. 09
12 MILLIONS DE SALARIES EUROPEENS CONCERNES
Selon une étude réalisée par IPSOS , 12 millions de salariés européens seraient concernés par al violences psychologique et l'intimidations , la suite de l'article n'est pas moins intéressante.
Le harcèlement moral en quelques chiffres
En Europe, l’enquête réalisée par la fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail montre que la violence au travail touche dans l’union européenne 3 millions de travailleurs par le harcèlement sexuel, 6 millions de travailleurs par la violence physique et 12 millions par l’intimidation et la violence psychologique..5 juin 2000 - L'état des lieux dressé par Ipsos pour le magazine Rebondir est alarmant : 30% des salariés français déclarent subir un harcèlement moral au travail. Pour une forte majorité d'entre eux, les brimades sont multiples, répétées et systématiques.
En France, un sondage réalisé en 2000 par IPSOS17 auprès d’un échantillon de 471 salariés représentatifs de la population française, évalue qu’un salarié sur trois se sent harcelé moralement, 37% des personnes interrogées ont déjà vu un collègue se faire harceler, 12% se font insulter, 22% sont humiliés et 16% se retrouvent « placardisés »..Aujourd'hui, trois salariés sur dix ont le sentiment d'avoir déjà été l'objet de harcèlement moral sur leur lieu de travail, c'est à dire d'avoir été l'objet de conduites abusives, qui se sont manifestées notamment par des comportements, des paroles, des actes, des gestes ou des écrits répétés, pouvant porter atteinte à leur personnalité, à leur dignité ou à leur intégrité physique et psychologique, mettant en péril leur emploi ou dégradant le climat social. Par ailleurs, plus du tiers des salariés français (37%) disent avoir été témoin du harcèlement moral d'un collègue. Cette pratique est donc aujourd'hui extrêmement répandue.Le phénomène est susceptible de concerner n'importe quel salarié, aussi bien les hommes (31%) que les femmes (29%), les cadres supérieurs (35%), les professions intermédiaires (27%), les employés (27%) ou les ouvriers (32%). Il est autant présent dans les entreprises privées (30%) que dans les entreprises publiques (29%).Le harcèlement moral présente toutefois certaines spécificités : les salariés plus âgés semblent en être un peu plus souvent victimes (34% contre 24% pour les moins de 35 ans). Les salariés aux revenus plus modestes sont également plus fréquemment concernés (19% pour la tranche de revenus de plus de 45,000EU contre 35% pour celle de moins de 16,000 EU).Ce harcèlement prend des formes diverses et variées. Ainsi, 24% déclarent "avoir eu le sentiment que leur supérieur hiérarchique les évitait ou refusait de leur parler de façon ostensible et répétée". Plus du cinquième des salariés interrogés (22%) disent "s'être vu systématiquement confier, de façon répétée et plus souvent que leurs collègues, les tâches ou les missions les plus ingrates ou les moins intéressantes". Un salarié sur six affirme "s'être vu systématiquement refuser une augmentation ou recevoir une augmentation systématiquement moins importante que ses collègues de même niveau hiérarchique, alors que ce n'était pas mérité" (17%). La même proportion dit "avoir eu le sentiment que son supérieur hiérarchique lui enlevait ses responsabilités ou donnait le travail qui était normalement le sien de façon répétée à d'autres personnes (16%)".Plus grave encore, 12% estiment "avoir fait l'objet de brimades répétées de la part de leur supérieur hiérarchique, brimades visant à les faire démissionner sans indemnités ou à les faire changer de service". Enfin, 12% déclarent "avoir fait l'objet d'insultes ou de comportements insultants de façon répétée de la part d'un supérieur hiérarchique". Loin d'être anodin, le phénomène touche une frange importante des salariés. Si 58% disent n'avoir connu aucune des situations citées ci-dessus, en revanche 14% déclarent en avoir vécue au moins une, 10% au moins deux et 18% trois ou plus. On pourrait objecter à ce constat alarmant qu'il arrive à de nombreux salariés d'être plus ou moins victimes de l'une des situations évoquées (même si, en l'occurrence, elles reflètent déjà chacune des problèmes très graves, notamment par leur caractère systématique et répété). Dans le cas présent, on ne peut toutefois qu'être préoccupé de la réalité et l'intensité des faits Parmi les salariés ayant affirmé avoir été victime de harcèlement, 17% disent n'avoir vécu qu'une seule des différentes brimades évoquées. Mais plus d'un sur quatre (26%) déclarent en avoir connu deux, et surtout plus de la moitié (52%) en ont subi trois ou plus. Ainsi, pour une nette majorité des salariés concernés, le sentiment d'être harcelé moralement renvoie à plusieurs types de brimades différentes, systématiques et répétées. En effet, ces constats alarmants soulignent la nécessité de mettre en place des politiques de prévention au sein des entreprises. D’ailleurs, beaucoup d’entreprises et d’institutions publiques présentent un intérêt patent pour la protection et la gestion des risques psychosociaux et la prise en charge des victimes d’événements potentiellement traumatiques tels que les agressions, les comportements associés au harcèlement moral ou sexuel.
11 nov. 09
MARIE PEZE DOCTEUR EN PSYCHOLOGIE
Il n'est plsu besoin de présenter le docteur MARIE PEZE psychologue clinicienne, docteur en psychologie, psychanalyste et psychosomaticienne. En 1997, elle a créé à Nanterre la première consultation Souffrance et Travail qu'elle dirige toujours. En 2007, elle a été nommée expert près la Cour d'Appel de Versailles lors de la création d’une section Psychopathologie du travail
Son livre "ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés "dont voici un extrait révèle le mal qui est présent dans les entreprises
« Vous voulez en savoir plus sur la souffrance au travail ? Il faudrait que vous entriez dans mon bureau, que vous preniez place sur cette chaise à côté de la mienne. Que vous écoutiez. Vous pourriez ainsi entendre l'extraordinaire impact du travail sur le corps et sur le psychisme. Le travail peut sauver. Il peut tuer aussi. Travail sous contrainte de temps, harcèlement, emploi précaire, déqualification, chômage sont le lot quotidien des patients de la consultation Souffrance et Travail ». MARIE PEZÉ
Ces patients, adressés à Marie Pezé par le médecin du travail, ce sont Agathe, aide-soignante, qui se ronge pour la sécurité de ses malades au point de sombrer dans la paranoïa ; Serge, cadre-sup, qui a besoin de se doper au travail pour se sentir « vivant » ; Solange, assistante de direction depuis 15 ans, qui se voit propulsée sur un plateau téléphonique après un congé maladie ; François, juriste d'entreprise, qui fait une tentative de suicide sur son lieu de travail parce qu'il n'y « arrive pas ». Et tant d’autres… Ce sont eux les « héros » de ce journal qui dresse un constat terrible : les troubles liés au travail s’aggravent et se généralisent ; l’hyperproductivisme est devenu la norme de fonctionnement de toutes les entreprises, fragilisant l’ensemble des salariés. Au-delà du cri d’alarme, Marie Pezé décrypte les situations et montre que le harcèlement moral et le stress sont loin de constituer des explications suffisantes. Avec ce livre, elle offre ses outils de diagnostic pour que chacun, victime potentielle ou proche de celle-ci (collaborateur, manager, responsable des Ressources humaines, psychologue, médecin du travail) puisse identifier le danger et intervenir. Car, nous prévient-elle, ceux que l’on appelle aujourd’hui les « Ressources humaines » sont en danger.
LE HARCELEMENT ,LA MALADIE DE VOTRE EMPLOYEUR.
06 nov. 09
N'EN DEPLAISE A L'AVOCAT DU BARREAU DE PARIS
L'Ordre des avocats , et plus particulièrement celui de Paris , certainement plus odieux que les autres encore , 1er Barreau de France a vraiment beaucoup de mal à accepter que certains salariés ai un statut que simple employé , l'Odre des avocats c'est surtout MENACES,INTIMIDATIONS,, etc, etc, etc envers les avocats , alors imaginez un salarié qui à le statut de MAGISTRAT, quel affront.
Et bien oui Monsieur l'AVOCAT de l'ordre , celui qui est chargé de tous les dossiers contentieux des salariés Me THOLY , a du mal à accepter cela , vous imaginez un salairé c'est un larbin qui doit courber l'échine , et pourtant le statut d'un conseiller prud'homme est clair
LES JUGES.AUX PRUD'HOMMES
Les conseillers prud’hommes ont le statut de magistrat. En effet, ils rendent la justice sociale et c’est l’Etat qui leur octroie un financement tous les ans
SOURCE http://www.village-justice.com/articles/hommes-statut-conseillers,482.html
Alors avec votre air hautain , vous pouvez penser ce que voulez , la vérité est dans les textes et pas dans votre pensée.
Beaucoup de travail attend cet avocat dans les mois à venir , jusqu'au mois de mars 2010 il y a des audiences devant les prud'hommes pour l'ORDRE DES AVOCATS DE PARIS , et pour des motifs lourds,
HARCELEMENT, DISCRIMINATION.
Le proverbe dit bien c'est le coordonnier qui est toujours le plus mal chaussé,comment une institution comme l'Ordre des avocats qui devrait montrer l'exemple de bonne conduite peut se retrouver dans une telle situation?c'est la grande question.
15 mai 09
UNE AVOCATE AU BARREAU DE PARIS
Une avocate du Barreau de PARIS apporte un éclairage sur le HARCELEMENT MORAL reconnu par la cour de Cassation.
Une importante jurisprudence de la Cour de cassation précise le régime de la preuve dans les procès pour harcèlement, dans un sens favorable aux salariés. Les explications de Maya Gédéon, avocate au Barreau de Paris .En matière de harcèlement moral, défini comme « des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet de dégrader les conditions de travail d’un salarié et de porter atteinte à sa dignité, ses droits ou sa santé », la loi française impose à l’employeur de « prendre toutes les dispositions nécessaires pour prévenir de tels agissements ». De plus en plus d’entreprises mettent ainsi en place des cellules d’écoute à destination de leurs salariés. Ainsi, toute personne qui se sent harcelée doit en priorité en parler soit en interne (supérieur hiérarchique, DRH, représentant du personnel ou délégué syndical), soit au médecin du travail ou encore à l’inspecteur du travail. Si cette démarche ne suffit pas à régler le problème, il convient alors de saisir les prud’hommes. Les sanctions sont sévères en cas de harcèlement, puisqu’elles déclarent nuls certains actes juridiques (licenciement, par exemple) motivés par un comportement discriminatoire.
Lors du procès, le salarié établit des faits qui permettent de présumer l'existence d'un harcèlement. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse (c’est-à-dire l’employeur) de prouver que ces agissements ne sont pas constitutifs d'un harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement » (code du travail, L 1154-1). Jusqu’à la récente intervention de la Cour de cassation, c’était donc au juge d’apprécier, au cas par cas, les éléments des deux parties.
Avec quatre arrêts rendus le 24 septembre 2008, la Cour de cassation a souhaité encadrer le pouvoir d’appréciation du juge en précisant quels sont les indices recevables comme présomption de harcèlement : retrait arbitraire du statut de cadre, stagnation de la rémunération, suppression de primes et d'éléments de salaire, détérioration progressive de ses conditions de travail. Si le salarié apporte au juge de tels éléments, celui-ci ne peut plus les écarter, comme c’était parfois le cas jusqu’à maintenant, et c’est à l’employeur de prouver que ces faits ne sont pas constitutifs d’un harcèlement.
La Cour de cassation précise également la notion de présomption : le salarié n’a pas à prouver que les indices qu’il apporte sont constitutifs de harcèlement. Il suffit qu’il les produise pour que le juge doive en tenir compte, et c’est donc à l’employeur de prouver qu’ils ont pour origine des raisons objectives et qu’il n’y a pas eu violation du principe de l’égalité de traitement. L’attitude de la Cour de cassation va loin, puisqu’elle a validé, comme indices recevables de harcèlement, des témoignages du père et d’un ami d’une salariée qui accusait son employeur de harcèlement sexuel, alors que l’employeur contestait l’objectivité de ces témoignages, du fait du lien de leurs auteurs avec la salariée. Mais pour la Cour de cassation, le juge ne peut écarter de tels témoignages, quelle que soit leur origine, ils constituent bien une présomption de harcèlement.
Cette jurisprudence est donc favorable au salarié, puisqu’il lui suffit d’apporter des indices reconnus par la Cour de cassation pour que le juge soit obligé d’en tenir compte et d’y voir une présomption de harcèlement. À l’employeur de prouver que ce n’est pas le cas, ce qui reste possible malgré tout. Dans l’un de ses quatre arrêts, la Cour de cassation a débouté un salarié accusant son employeur de harcèlement car ce dernier avait réussi à prouver que chaque décision prise à l’encontre de ce salarié était bien motivée par la situation économique de l’entreprise.
Propos recueillis par Marie-Pierre Noguès-Ledru Février 2009. A BONS ENTENDEURS
